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Fouchet« Il l’aperçoit à la terrasse du Caffe Rosati et c’est l’été, bien qu’on soit en avril. Elle est seule devant un espresso. Il n’aime plus dormir depuis qu’ils sont ensemble, parce qu’ils sont séparés lorsqu’il rêve. Elle a littéralement kidnappé son coeur. Ce jour-là, elle porte une robe orange, sa couleur favorite – il voit la vie en orange désormais. Elle entoure sa tasse de ses mains d’un geste si sensuel qu’il envie la porcelaine.« 

Rome, Italie. Le jour de ses 25 ans, Chiara apprend que son père, décédé 9 mois avant sa naissance, laissant une jeune mariée d’une semaine veuve et enceinte, n’est en fait peut-être pas son père.

A Chatou, 13 ans plus tôt, la vie de Charles est sur le point de basculer, le jour de son anniversaire. Alors que sa mère est à l’hôpital et qu’il ignore qu’il ne la reverra jamais, il imagine que tout est encore possible et qu’ils pourront bientôt s’enivrer à nouveau de poésie ensemble, se noyer dans les textes de Baudelaire et Eluard.

Sur l’île de Groix, en Bretagne, Perig attend, le regard rivé sur l’horizon, que son fils revienne un jour, grand et fort, pour lui prouver que l’océan ne l’a pas avalé, ce jour où, parti faire de la planche, il n’est jamais revenu.

Lorraine Fouchet nous parle, dans son dernier roman paru aux éditions Héloïse d’Ormesson, d’amour, de résilience et de courage. Dans un récit qui fleure bon l’air iodé de la mer, au son des accents bretons et italiens, elle tisse des liens entre ces vies brisées, entre ces êtres en quête d’un sens à donner à leurs vies et guide son lecteur avec subtilité dans les méandres du voyage de Chiara.

Lettres qui réapparaissent, courriers qui partent, mots griffonnés et enveloppes cachetées… Les boîtes aux lettres de Locmaria n’auront jamais connu activité aussi intense, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui se plonge avec délice dans ce roman plein de secrets au dénouement inattendu.

Bonne lecture !

Anne Souris

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