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Bouilloc« Dans le jardin de Frans Galateia, tout appelait à l’élévation. Entre les oliviers et les pins biscornus se dressaient des sculptures en marbre blanc. Les lignes parfaites des statues, leur clarté irréelle contrastaient avec le terrain foisonnant d’herbes folles. Le propriétaire était un sculpteur aux cheveux blancs. Un génie fantasque vivant dans un univers à la fois végétal et minéral.« 

Bonjour bonjour !

Vous aussi, vous avez grandi avec Harry Potter, vous avez rêvé et frémi avec le Seigneur des Anneaux, et avez admiré l’ordonnancement du monde de Narnia ? Alors n’hésitez pas une seconde et jetez-vous sur les Maîtres du Vent.

Ce premier roman de la jeune Judith Bouilloc a été une découverte très agréable et on sent transparaître à chaque ligne de cette prenante histoire toute la culture et la passion de l’auteur pour la littérature fantasy.

Le cadre est celui du continent imaginaire de Gilgal, composé de trois Etats : Yamahor, Waldgan et Avel. Trois Etats, trois peuples alliés ou ennemis en fonction des époques, trois pays marqués par leur géographie et dont les habitants ont des pouvoirs propres à leur race. « Les Waldgangers passaient aux yeux des Avélis pour un peuple de chasseurs retirés, des êtres farouches et secrets. La forêt était pour les habitants d’Avel un monde obscur et sauvage. Ni vivant ni mort. Ils lui préféraient les grands espaces, l’océan et leurs campagnes plates polies par le vent. »

Le lecteur va suivre le héros, Yann Egoak, originaire de la superbe province boisée de Waldgan, pendant plusieurs années, du début de son adolescence jusqu’à l’âge adulte, va assister à sa formation, ses rencontres, ses doutes, ses échecs et ses réussites au cours d’aventures qui le mèneront du Nord au Sud de Gilgal, que ce soit sur mer, dans les forêts, les montagnes ou les airs.

Rivalité, amitié, complots d’Etat, perfidie, solidarité… Tous les ingrédients sont réunis dans un cocktail prenant qui permet de faire passer quelques longueurs, dues uniquement à la volonté de l’auteur de fournir des explications historiques ou géographiques détaillées sur le monde qu’elle a créé et dans lequel elle entraîne son lecteur avec maestria.

Voilà un roman que j’ai lu avec beaucoup de plaisir en quelques heures, souhaitant connaître au plus vite son dénouement mais que je ne mettrais pas entre les mains de lecteurs de 10 ans comme le préconise l’éditeur. Il vaut mieux selon moi attendre 12-13 ans pour mieux comprendre les subtilités et sous-entendus de l’histoire et apprécier à sa juste valeur ce très bon livre.

« – Créer, transmettre, aimer ! – C’est un programme qui me convient parfaitement ! »

Bonne lecture !

Anne Souris

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