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willig« Les gants d’Addie étaient tachés de sueur et de poussière rouge. Et s’il n’y avait que ses gants ! Baissant les yeux, elle grimaça en regardant sa robe, d’un beau gris perle à l’origine et à présent noircie par la fumée et maculée d’ocre. Même dans la faible lumière qui filtrait à travers l’épaisse moustiquaire recouvrant les fenêtres, il était évident que les dégâts étaient irréparables. La tenue de voyage qui lui avait paru si chic à Londres s’était révélée un bien mauvais choix pour le long trajet ferroviaire au départ de Mombasa.« 

Kenya, 1926. New York, 1999. Ashford, 1906.

Ashford, 1906. Kenya, 1926. New York, 1999.

Dans un perpétuel va-et-vient entre les lieux et les dates, Lauren Willig nous entraîne, à la suite d’Addie, au coeur d’une sombre tragédie familiale qui plonge ses racines dans le domaine familial d’Ashford Park pour étendre ses ramifications à Londres et au Kenya mais dont les fruits ne pourriront qu’à la fin du siècle, de l’autre côté de l’Atlantique.

L’intrigue en quelques mots :  1905, Addie est une jeune orpheline dont les parents avaient été mis au ban du riche clan familial. Ces derniers morts, tragiquement et soudainement bien sûr, elle est recueillie dans le château ancestral d’Ashford Park où elle passera son enfance auprès d’une tante odieuse et d’une fascinante cousine de son âge, Beatrice.

1926, Addie rejoint Beatrice et le mari de cette dernière au Kenya. Ce mari, c’est Frederick, le jeune homme dont Addie était tombé éperdument amoureuse lors de ses débuts au sortir de la Première guerre mondiale. Ces retrouvailles ne vont cependant pas se passer tout à fait comme Addie l’avait prévu…

1999, Clemmie, la petite-fille d’Addie découvre que l’histoire familiale n’est peut-être pas aussi lisse et propre que ce qu’elle semble être… Qui était vraiment Addie ?!

Plusieurs amies m’avaient parlé de ce roman et je dois reconnaître que je l’ai lu d’une traite avec grand plaisir. L’intrigue est plaisante, les personnages parfaitement sympathiques ou odieux et l’aller-retour entre les époques, s’il commence à être un peu vu et revu, est cependant bien maîtrisé. Bref, il s’agit d’un bon roman délassant, qui permet de passer un moment très agréable même s’il ne me laissera peut-être pas un souvenir impérissable.

A mettre sur une liste de livres de vacances !

Bonne lecture !

Anne Souris

Traduction : Françoise Rose

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