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Bonjour, bonjour !

Un nouvel album, conseillé par Noëlle, pour vos enfants : très différent de celui de la semaine dernière, nous voilà cette fois-ci transportés à l’opéra, avec une gracieuse petite ballerine et un automate délaissé… Bonne lecture, et merci Noëlle pour cette belle découverte !

BernardPlié, levé…Comment était-ce ?
Arabesque ? Un porté ?
Porté qui déjà ? Comment ?

Au fond de la malle, Hermès cherche à se souvenir…
Le visage plein de grâce du petit rat de l’opéra qui le dévisage, lui parle, l’expose de nouveau au grand air, à la lumière perdue, ravive doucement les souvenirs de la tête d’automate.
La malle se referme.

Les visites régulières de la petite danseuse sont un petit vent de fraîcheur qui font danser la poussière autour du visage de la mécanique abandonnée. Mémoire d’un rond de jambe, plaisir d’un saut de chat, la petite musique joue de nouveau.
Qu’il est bon de se rappeler.

Un machiniste accompagne cette Rose en tenue de rat blanc cette fois.
La promesse d’une dernière danse peut-être.
Qui d’un bras, d’une jambe, d’un torse posés sur un velours rouge, attendant patiemment l’heure du bal.
La main de la petite souris du Théâtre ne quitte pas celle de l’automate pendant l’assemblage. L’espoir fait revivre.
Qu’il est bon de danser, tapoter le sol ciré, embrasser la lumière, faire son enivrant duo avec la musique qui pleure son cygne ou nous fait virevolter sur une joyeuse «valse des fleurs».

Le soir du bal de Rose approche. Formeront-ils le duo tant espéré ? Rose a une idée.

Le duo Bernard Roca et Fred Bernard a su fidéliser grand nombre de lecteurs, petits et grands, depuis des années, à leurs créations où émotions nobles et étranges se partagent la vedette. Une frontière du fantastique parfois franchie, oui mais pas trop, afin que l’histoire garde un pied dans le réel, que nos sentiments puissent répondre à l’écho de situations et d’émotions familières dès lors que l’imaginaire se met en marche. Un véritable chef d’œuvre graphique, un texte avec un destin de héros hors du commun et plein de grâce, un incroyable univers dans lequel nous nous plongeons avec délice, un lapin blanc d’histoire que nous poursuivons dans un univers plus délicat et lumineux cette fois. Danse oblige.

Bernard3bernard2

Les auteurs nous font franchir les portes du Grand opéra de Paris et offrent une romantique histoire nous rappelant sans conteste « Le petit soldat de plomb » d’Andersen et « Casse-Noisette » d’Hoffmann.

A la différence de ces petits soldats, Hermès, l’automate, est de toute beauté, sa nature mécanique seule fait sa différence et l’on attend avec impatience le dénouement de cette aventure enchanteresse où se noue une forte relation d’amitié, un amour impossible mais que la magie de la danse va réunir comme dans un conte de fée.

Bernard4Les illustrations de François Roca sont sublimes, une scénographie dramatique subtile pour un spectacle continu, de page en page. Un décor alentour joliment perceptible dans l’ombre, une lumière donnée par des néons, des lampes, éclairant les corps lisses des héros comme le feu d’un projecteur, privilégiant leur relation qui grandit. Une absence de perspective qui nous plonge dans l’histoire, comme si on y était. La grâce est omniprésente.

Le conte d’amour de la Belle et la Bête commence par une rose, voici une autre Rose qui ravira les lecteurs. Pourra-t-elle obtenir avec son automate le tour de danse qu’elle réclame auprès du directeur de l’opéra ?

Pour le savoir, ouvrez ces pages !

Fred Bernard et François Roca ont publié ensemble quinze titres. Ils se sont rencontrés à l’ école Emile-Cohl de Lyon. Fred Bernard est bédéaste, François Roca peint à l’huile, sur toile et sur papier. Et comme ils le disent eux-mêmes, ils n’ont jamais cessé depuis !
Leur premier titre, « la Reine des fourmis a disparu » met en scène une fourmi aux allures d’agent policier et s’adresse à des enfants dès l’âge de 7 ans. Puis, ils publièrent de véritables carnets de voyage où les textes emprunts de subtilité de Fred Bernard et les illustrations hyperréalistes de François Roca sont à l’origine du genre du texte illustré :des textes forts, emprunts d’authenticité, à la fois de réalité et d’imaginaire, qui racontent de belles histoires d’amour empreintes de sensualité (La Fille du Samouraï, l’Indien de la Tour Eiffel), raniment des légendes ancestrales inuit,(Ushi), ou égyptienne( Annouketh), témoignent d’actes héroïques (Jeanne et le Mokélé, le secret des nuages), ou encore recréent des univers fantastiques (Le pompier de Liliputia, Jésus Betz).
Ces livres  ne sont  ni des romans, ni des albums, ce sont des textes illustrés qui s’adressent aussi bien aux adultes qu’aux enfants dès l’âge de 8 ans.

A découvrir sans aucune modération !

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