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Sureau« Je suis inquiète. Cela fait bientôt trois jours qu’Anatole s’est réfugié dans son bureau du premier étage. C’est là qu’il écrit ses carnets. Il ne les montre à personne, et à moi non plus. Un aide m’a dit qu’il y décrivait toutes ses exécutions.« 

Après une semaine bien chargée, voici quelques mots sur un livre recommandé par mon cher militaire de mari, et qui se déroule en pleine Première guerre mondiale, ce qui sera ma contribution littéraire au centenaire de la Grande Guerre.

L’obéissance raconte l’histoire, vraie, du bourreau de Paris, chargé par les autorités françaises de se rendre avec la guillotine en Belgique, le roi des Belges ayant décidé de faire un exemple alors même que la peine de mort n’y était plus appliquée depuis une cinquantaine d’années. Toutefois, il ne vous aura pas échappé que pour se rendre de Paris en Belgique… il faut traverser la ligne de front ! Le bourreau, « exécuteur des hautes œuvres » devrait-on plus sobrement dire, et son escorte vont cependant recevoir des sauf-conduits de la part de tous les belligérants afin de se rendre à Furnes et de pouvoir obéir aux ordres. Comme s’il n’y avait pas encore eu suffisamment de morts, il faut faciliter l’exécution d’un homme de plus…

Le roman, basé sur les lettres échangées pour faciliter le convoi et sur le journal de bord des différents protagonistes, se lit très facilement et les événements se déroulent avec une précision très militaire, qui n’empêchent pas le lecteur d’appréhender le grain de sable qui va faire dérailler cette belle machine bien rodée. Apparemment, il faut que je me méfie de la fin, d’après les sous-entendus de Mari Chéri… je vous en dirai plus rapidement !

Bon week-end !

Anne Souris

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