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Granger« Telle une vieille dame desserrant son corset, la locomotive émit un long soupir, puis elle enveloppa tout et tout le monde dans un linceul de vapeur et de fumée. La nuée tourbillonna autour du quai et monta jusqu’au plafond de la gare où elle resta piégée. L’odeur de soufre me ramena à mon enfance, dans la cuisine de Mary Newling un matin où j’étais chargée d’écaler des œufs durs.« 

Et dire que je m’étais fixé comme objectif de publier trois articles par semaine lorsque j’ai commencé à écrire ce blog… Et les jours passent sans que j’ai une minute pour me poser et vous parler de tous les livres que je souhaiterais partager avec vous ! Mais me voilà à nouveau, pour vous parler cette fois-ci d’un excellent roman policier se déroulant à Londres à la fin du XIXe siècle.

La reine du genre est bien sûr Anne Perry, et c’est d’ailleurs en allant vérifier chez mon libraire s’il n’y en avait pas un nouveau de disponible que je suis tombée sur celui-ci. Pour ceux d’entre vous qui connaissent Patricia Wentworth, c’est un juste mélange entre elle et Perry : l’époque, les descriptions, les personnages font penser à ceux d’Anne Perry, mais le roman n’est pas aussi sombre. Il partage avec ceux de P. Wentworth cette légèreté dans l’intrigue, cette retenue pour éviter le sordide.

Voici donc Elizabeth Martin, tout juste arrivée à Londres pour travailler comme dame de compagnie chez une parente éloignée. Elle va très vite découvrir que la jeune femme qui avait le poste avant elle a disparu dans des circonstances assez troubles, et qu’elle a en fait été assassinée. Entre alors en scène le jeune inspecteur Benjamin Ross, un ancien protégé du père d’Elizabeth qui lui a permis de faire des études et de quitter son village minier.

Si l’intrigue est bien ficelée, les personnages attachants ou repoussants à souhait, il faut toutefois admettre que les ficelles sont un tout petit peu grosses par moments. J’ai cependant beaucoup aimé le récit à deux voix, qui alterne avec les points de vue d’Elizabeth et de Benjamin, procédé assez original pour un roman policier !

Bref, si vous aimez les romans policiers, si vous aimez la période victorienne, et que vous voulez un peu frissonner pendant vos vacances, n’hésitez pas !

Bonne lecture !

Anne Souris

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