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GrimmMes p’tites souris adultes, aujourd’hui, nous allons replonger en enfance. Grâce à deux magiciens, deux conteurs époustouflants qui ont déjà bercé des générations de petites têtes blondes, brunes ou rousses, qui ont fait frémir d’angoisse ou d’impatience une multitude de bambins et étinceler leurs yeux.

Qu’aurait été Disney sans les frères Grimm ? Cendrillon, Blanche-Neige, Raiponce, la Belle au Bois Dormant, le Petit Chaperon Rouge… Tous, ils sont nés sous la plume de ces deux frères. Mais avant de vous parler de ces histoires, et surtout de vous dire pourquoi il est indispensable de les lire à vos enfants, de les offrir à ceux de vos amis, de les raconter à tout enfant qui passe, avant cela, voici comment ces contes nous sont parvenus : Allemagne, début du 19e. A la suite de leurs études en droit aux cours desquelles ils avaient rencontré de très grands intellectuels, tels Savigny (très très célèbre en outre-Rhin) ou Goethe (très très célèbre tout court), les frères Grimm commencèrent à collectionner des contes anciens, à transposer à l’écrit des récits immémoriaux, et se consacrer à l’ancienne littérature allemande. Toutes ces histoires furent rassemblées en plusieurs volumes, les plus connues en France et dans le monde provenant des Contes de l’enfance et du foyer.

J’imagine que vous avez tous en mémoires les dessins animés de Disney, et leur ribambelle de princesses mièvres, roses et sucrées. Rien de tout cela dans les contes de Grimm : la marâtre de Blanche-Neige ne tente pas de la faire mourir une fois, mais bien trois, et la pauvre jeune fille, une fois la fameuse pomme avalée, ne se réveille pas grâce au baiser d’un prince, mais parce que ce dernier, tombé amoureux d’elle après l’avoir vue dans son cercueil de verre, avait demandé l’autorisation aux nains (anonymes, les nains ! Pas d’Atchoum, Grognon ou autre Prof…) de l’emporter dans son château. En chemin, patatras, un valet trébuche, le cercueil tombe, et Blanche-Neige recrache le morceau de pomme coincé dans sa gorge. Moins glamour ?! Passons à Cendrillon. Pas de bonne fée marraine mais un oiseau blanc perché sur le noisetier de la tombe de la mère de Cendrillon, qui exauce tous ses vœux, un père vivant mais absent, et non pas un mais 3 bals ! Quant à la Belle au Bois Dormant, elle dort vraiment pendant cent ans, et le prince n’a absolument aucun problème pour venir la délivrer, puisque les ronces s’écartent sur son passage… Au temps pour toi, Maléfique !

Bon, je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec tous ces contes que vous devez connaître, mais il faut quand même que je vous explique le pourquoi de cet article, et pourquoi ces histoires doivent se trouver dans la bibliothèque des plus jeunes dans leur VRAIE version : tout simplement parce qu’ils permettent aux enfants de se rassurer face à un monde violent, de se rendre compte que leurs idées, leurs fantasmes de jeunes enfants ne sont pas anormaux (oui, toute petite fille rêve d’épouser son père, mais ce n’est pas possible), et que pour grandir ils vont devoir affronter des épreuves et y faire face par eux-mêmes. Ainsi que l’explique Bruno Bettelheim dans sa Psychanalyse des Contes de fées (ouvrage que je recommande !!) : « Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu’exige notre passage de l’immaturité à la maturité. Pour ceux qui se plongent dans ce que le conte de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui semble d’abord refléter notre image ; mais derrière cette image, nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre en paix avec lui et le monde extérieur, ce qui nous récompense de nos efforts.« 

Et vous, mes p’tites souris, êtes-vous des spécialistes des contes de Grimm ?

Bonne journée !

Anne Souris

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