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Gaskell« Edith ! murmura Margaret, Edith ! » Mais, ainsi que s’en doutait Margaret, Edith s’était endormie. Pelotonnée sur le sofa dans le petit salon de Harley Street, elle offrait un charmant spectacle avec sa robe de mousseline blanche et ses rubans bleus. Si Titiana avait jamais été vêtue de mousseline blanche avec des rubans bleus et s’était endormie sur un sofa de damas rouge, on aurait pu confondre Edith avec elle. »

Bon, mes fidèles petites souris, tout d’abord pardon de vous avoir délaissées si longtemps ! Notre WE pascal fut alsacien, paisible, reposant, et loin de TOUT écran ! Le bonheur.

Alors, Nord et Sud… Par où commencer ?

Ce roman me suit depuis longtemps : depuis que j’ai découvert Jane Austen, en fait, et que l’on m’a parlé de Gaskell comme de l’Austen de la période victorienne. Mais je n’avais jamais franchi le pas, et je regardais Cranford et Nord et Sud de loin, sans me laisser convaincre. Et puis, il y a quelques temps, a commencé une relation épistolaire très particulière et agréable avec une charmante souris future maman, obligée de rester allongée, avec qui nous avons échangé lettres et piles de livres. C’est à elle que je dois L’ivresse du kangourou, Les gens sont les gens, Lady Susan (que j’ai relu avec énormément de plaisir), et enfin Nord et Sud.

L’histoire : Margaret Hale, fille de pasteur, voit sa vie bouleversée le jour où son père lui annonce qu’il doit quitter sa paroisse du Sud de l’Angleterre pour partir dans une ville industrielle du Nord. Pour la jeune femme, il s’agit d’un vrai déracinement et d’un exil forcé et contraint qu’elle aura du mal à accepter, car elle le voit comme une déchéance sociale. Elle rencontrera à Milton John Thornton, arrogant propriétaire d’une immense usine, qu’elle affronte au nom du bien-être et des conditions de travail de ses ouvriers.

J’avais donc ouvert le roman avec énormément d’impatience et d’enthousiasme mais… Patatras ! Quelle déception ! Un rythme trop lent, des personnages convenus, une histoire et une conclusion attendues… J’ai vraiment mis beaucoup, beaucoup de temps à le lire (enfin, 3 jours, mais un roman comme ça, d’habitude en quelques heures il est fini !) et avais vraiment du mal à entrer pleinement dedans ! Et pourtant, ce n’était pas par manque de bonne volonté.

Le roman s’accélère un peu à la fin, avec une ultime péripétie assez prévisible qui permet de conclure l’histoire sur une fin heureuse, mais décidément, cette lecture fut une grande déception. Sans doute allez-vous me trouver trop dure, mais pour moi il s’agit moins d’une Jane Austen victorienne que d’une Barbara Cartland améliorée : la pauvre héroïne et sa riche famille, le riche propriétaire arrogant cachant un coeur tendre, les pauvres ouvriers méritants, etc…

L’avez-vous lu ? Est-ce moi qui n’ai rien compris ? J’attends vraiment vos commentaires avec impatience !

Anne Souris

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