Pile ou face : cavale au bout du monde – Hope Larson et Rebecca Mock

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Larson MockProposée par la très sérieuse maison d’édition de bandes dessinées Rue de Sèvres, cette aventure passionnante en deux volumes (pour l’instant !) entraîne le lecteur dans l’Amérique des années 1860.

Le récit, très bien construit et au rythme haletant, fait irrésistiblement penser aux grands romans d’aventures de la littérature de la fin du XIXe : dignes héritiers d’Oliver Twist, Tom Sawyer voire même Gavroche, les jumeaux Cleopatra et Alexandre se voient contraints, à la disparition de leur père adoptif, à rejoindre le redoutable gang du Crochet Noir pour ne pas mourir de faim dans les rues de Manhattan. Lire la suite

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Légende d’un dormeur éveillé – Gaëlle Nohant

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Nohant« Il avait oublié les odeurs puissante des Halles, les voies hurlées, le choc des charrettes croulant sous les légumes et les fruits. Il est heureux de retrouver sa ville. Le premier soleil enlumine les gargouilles de la tour Saint-Jacques. Les balayeurs abandonnent le parvis de la gare St-Lazare et aux terrasses voisines, l’odeur du café se mêle à l’encre fraîche des quotidiens du matin. La vieille clocharde de la rue de Seine replie soigneusement son lit de journaux. La sirène d’un remorqueur sous le Pont-Neuf, le tremblement des réverbères qu’on éteint, les cigarettes qui rougeoie entre chien et loup, à cette heure incertaine où ceux qui vivent à contretemps, ceux dont c’est l’ivresse, vont s’écrouler quelques heures. Robert est de ceux-là. Pour lui, la vie ne saurait se limiter aux jours. »

Journaliste, écrivain, chroniqueur radio, peintre et résistant, « poète et bon vivant, membre de la racaille surréaliste, comme [les] appellent les vieilles barbes », Robert Desnos (1900-1945) aura vécu mille vies. Lire la suite

Au revoir et merci.

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Comme je les redoutais, ces quelques mots entendus à la radio ce matin.

Comme je le redoutais, cet instant qui nous priverait à jamais de votre intelligence si vive et discrète, de votre sourire charmeur, de vos yeux si limpides et profonds.

Comme je le redoutais, cet avenir sans vos livres brillants et mordants, sans votre plume si vive, si légère, sans votre style ciselé à la perfection.

Et pourtant, vous nous l’aviez bien dit : « Une espèce de joie m’envahit. je n’ai plus peur de la mort puisqu’il n’est pas interdit d’en attendre une surprise. Je remercie je ne sais qui de m’avoir jeté dans une histoire dont je ne comprends pas grand-chose mais que je lis comme un roman difficile à quitter et que j’aurai beaucoup aimé.
J’ignore s’il y a un Dieu ailleurs, autre chose après la mort, un sens à cette vie et à l’éternité, mais je fais comme si ces promesses étaient déjà tenues et ces espérances, réalisées. Et je souhaite avec confiance qu’une puissance inconnue veille, de très loin, mais beaucoup mieux que nous, sur ce monde et sur moi.« 

« Jean d’Ormesson est décédé cette nuit. »

Êtes-vous parti en nous ayant tout dit ?

« J’ai aimé tout ce qui passe. Mais ce que j’ai aimé surtout, c’est Vous qui ne passez pas. J’ai toujours su que j’étais moins que rien sous le regard de Votre éternité et que le jour viendrait où je paraîtrais devant Vous pour être enfin jugé. Et j’ai toujours espéré que Votre éternité de mystère et d’angoisse était aussi une éternité de pardon et d’amour. Je n’ai presque rien fait de ce temps que Vous m’avez prêté avant de me le reprendre. Mais avec maladresse et ignorance, je n’ai jamais cessé, du fond de mon abîme, de chercher le chemin, la vérité et la vie. »

Au revoir monsieur, et merci.

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Les enfants du capitaine Grant – Alexis Nesme, d’après Jules Verne

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Bonsoir !

C’est Léo, aujourd’hui, qui est à la Une de ma bibliothèque idéale pour vous recommander une bande dessinée qui a l’air absolument fabuleuse… Je l’ai immédiatement inscrite sur ma liste pour ma prochaine visite chez le libraire, et je n’ai pas beaucoup de doutes sur le fait que vous ferez de même…

Passionné de littérature et particulièrement expert en BD et mangas, vous retrouverez régulièrement Léo ici à l’avenir !

Bonne soirée !

Anne Souris

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Dans la série « idée pour sous le sapin », aujourd’hui, Jules Verne revisité : « Les enfants du Capitaine Grant », adapté en bande dessiné par Alexis Nesme, édité chez Delcourt. Lire la suite

Soleil Noir – Fred Bernard et François Roca

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Soleil Noir« Dans la salle à manger de notre maison de famille, au-dessus de la cheminée, trône une peinture que j’adore depuis toute petite. Mon grand-père y est vêtu d’habits militaires rutilants et ma grand-mère porte une magnifique robe espagnole. […] Leurs yeux sont braqués vers la terrasse ombragée de la maison et semblent regarder l’horizon. Mon grand-père a confié à ma grand-mère que c’est ici même, en regardant le soleil se coucher et teinter d’or le ciel et la mer, qu’il a pris la décision de quitter son Espagne natale pour les Amériques… »

Mêlant, comme ils savent si bien le faire, sens des détails très réalistes et images poétiques, Fred Bernard et François Roca nous offrent avec Soleil Noir un excellent album à l’histoire passionnante et aux superbes illustrations.

bernardsn31.jpg Lire la suite

L’esclave au grain de beauté – Sylvie Baussier

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Baussier« Sarah a dix ans, mais elle travaille déjà. Aussi loin que ses souvenirs remontent, elle a toujours travaillé. D’abord, elle a rendu de petits services à ses maîtres, des Blancs forcément ; puis on l’a laissée apporter le thé au salon… Mais Sarah ne rêve que d’une chose : connaître un jour la liberté. Comme tous les esclaves, elle est considérée comme un objet par ses maîtres. Ils peuvent même la vendre si l’envie leur en prend ! Cette histoire se passe dans le Sud des Etats-Unis, dans les années 1860. Nous sommes juste avant la Guerre de Sécession, qui va aboutir à l’abolition de l’esclavage…« 

Chers petits souriceaux, futurs rats de bibliothèque, puisque c’est à vous que cet article est destiné, voici un livre qui va vous mener sur les pas des riches planteurs et de leurs esclaves, dans le Sud des Etats-Unis à la fin du XIXe siècle. Lire la suite

Agatha Raisin – M.C. Beaton

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« Mrs Agatha Raisin était assise à son bureau désormais vide de South Molton Street, dans le quartier de Mayfair, à Londres. De la réception lui parvenait le bourdonnement des conversations et le tintement des verres du personnel qui s’apprêtait à lui faire ses adieux. Car Agatha prenait une retraite anticipée. Elle avait bâti son agence de relations publiques au prix de longues années de dur labeur, laissant loin derrière elle la petite fille d’ouvriers de Birmingham qu’elle était autrefois. Elle avait survécu à un mariage malheureux dont elle était sortie meurtrie, certes, mais aussi déterminée à réussir dans la vie. Les efforts qu’elle avait déployés dans son travail tendaient tous à la réalisation d’un rêve : un cottage dans les Costwolds. »

Chers dignes descendants des enfants qu’auraient eu Sherlock Holmes et Miss Marple, ce livre est pour vous ! Lire la suite

Reste le chagrin – Catherine Grive

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Grive« Rester ? sortir ? Je fais les cents pas, un-deux-trois jusqu’au hublot, quatre-cinq-six jusqu’à la porte. Une orchidée s’ennuie sur la table de nuit. Je déteste ces fleurs de luxe précieuses et mortifères. D’un coup d’ongle, sa tête part valdinguer sur le tapis. La voilà qui ne me quitte plus des yeux. Je la fourre dans ma poche, défais les deux seules valises auxquelles j’ai eu droit et sors sur le pont supérieur, par chance désert. »

Est-ce que vous aussi, chers amis lecteurs, vous vous laissez tenter par la jaquette d’un livre autant que par sa quatrième de couverture ? Pour ce livre-là, c’est d’abord cette phrase, dont le rouge tranchait tant sur ce fond bleu, qui m’a attirée… « Par où est le plus court chemin pour rentrer chez moi ? »

Et je ne regrette pas de m’être plongée dans cet excellent premier roman de Catherine Grive que je vous recommande vivement de lire à votre tour ! Lire la suite

Le Horla – Guy de Maupassant

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Maupassant« Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe, devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout entière.

J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l’air lui-même.

J’aime ma maison où j’ai grandi. De mes fenêtres, je vois la Seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large Seine, qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent.« 

Si, comme moi, chères petites souris, vous n’aviez jamais lu cette superbe nouvelle de Maupassant, voilà un magnifique album qui pourrait vous permettre de corriger cette lacune. Lire la suite