Anya et Tigre Blanc – Fred Bernard et François Roca

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anya« Les enfants ne disparaissent pas comme ça. Aucune trace sur la neige. Quelqu’un, ou quelque chose, avait dû les prendre, mais quoi ?

Quatre saisons s’écoulaient au pays du Grand Blanc :

Celle de la neige au-dessus des bottes.

Celle de la neige à la taille, quand les humains marchaient en raquettes.

Celle de la neige jusqu’au cou, quand les humains se déplaçaient dans des tranchées.

Celle de la neige par-dessus la tête, quand les humains progressaient dans des tunnels. »

Je vais vous présenter aujourd’hui un album absolument superbe, à mettre dans les mains de tous les lecteurs, sans aucune limite d’âge ! Une histoire d’amitié, de courage, de guerre. Lire la suite

Je vous écris dans le noir – Jean-Luc Seigle

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Afficher l'image d'origineBonjour chères petites souris !

Laissez-moi tout d’abord vous souhaiter une EXCELLENTE année 2017 puisque je le peux encore pendant quelques heures ! Qu’elle vous procure, à vous et vos proches, énormément de joie et de réussites. Qu’elle soit aussi une année riche en lectures qui vous transporteront d’est en ouest, vous plongeront dans les mondes les plus fantastiques qui soient et qui vous feront passer d’une seconde à l’autre du rire aux larmes !

Je suis absolument confuse d’avoir laissé passer deux mois sans rien publier, alors que j’aurais tant de lectures à partager avec vous… J’ai vraiment honte de délaisser ainsi ce blog ! Mais l’équation « travail à plein temps + 4 enfants de moins de 10 ans » est très clairement égale à « pas beaucoup de temps libre pour venir ici » !! Ma résolution pour 2017 sera donc de reprendre le fil de ma bibliothèque idéale avec un peu plus de régularité, quitte à abandonner mes enfants au fond d’une forêt pleine d’ogres et de sorcières en les ayant toutefois pourvus auparavant de quelques petits cailloux blancs…

Mais revenons-en à ce livre lu il y a maintenant plusieurs semaines mais qui m’a tellement marquée qu’il me hante encore.

« J’aime la langue arabe. Je ne comprends pas ce que les femmes marocaines disent en bas dans la rue, pas plus que je ne comprenais le langage des oiseaux quand petite fille mon père m’obligeait à le suivre à la chasse ; pourtant leurs chants me rassuraient. Un jour, ne sachant pas comment expliquer ce phénomène à mon père, je finis par lui dire que les oiseaux me parlaient. Il me répondit que j’avais trop d’imagination, comme toutes les filles, et que l’imagination était une forme de mensonge. »

J’ai été profondément marquée par ce livre très dur, que j’ai lu d’une traite en une soirée mi-décembre, ne réussissant pas à le lâcher jusqu’au dernier mot de la dernière page et que j’ai beaucoup de mal à digérer. Lire la suite

Voici venir les rêveurs

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voici-venir-les-re%cc%82veurs« On ne lui avait jamais demandé de porter un costume pour un entretien d’embauche. Jamais dit d’apporter un curriculum vitae. Une semaine plus tôt, il ne possédait d’ailleurs pas de curriculum, quand il s’était rendu à la bibliothèque à l’angle de la 34e Rue et de Madison Avenue et qu’un bénévole lui en avait rédigé un, détaillant son parcours afin de montrer qu’il était un homme aux grandes qualités : fermier responsable du labourage des terres et de la bonne santé des récoltes ; cantonnier chargé de préserver la beauté et la rutilance de la ville de Limbé ; chargé de vaisselle dans un restaurant de Manhattan, veillant à ce que les clients mangent dans des assiettes sans traces et microbes ; taximan officiel dans le Bronx, responsable du bon acheminement des passagers.« 

Voici venir les rêveurs… Un roman dont le titre avait accroché mes yeux, parmi les centaines d’autres de la rentrée littéraire. Ces rêveurs que sont les immigrants, voyant dans l’Amérique un nouvel Eldorado dans lequel ils trouveront une vie meilleure. Lire la suite

Des histoires pour découvrir l’Histoire

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img_4496Bonsoir,

Je reviens ce soir pour vous parler, non pas d’un mais de dix, vingt, trente livres ! C’est une collection entière que je souhaite vous recommander pour le plus grand bonheur, je l’espère, de nos jeunes lecteurs. Lire la suite

Les Maîtres du Vent

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Bouilloc« Dans le jardin de Frans Galateia, tout appelait à l’élévation. Entre les oliviers et les pins biscornus se dressaient des sculptures en marbre blanc. Les lignes parfaites des statues, leur clarté irréelle contrastaient avec le terrain foisonnant d’herbes folles. Le propriétaire était un sculpteur aux cheveux blancs. Un génie fantasque vivant dans un univers à la fois végétal et minéral.« 

Bonjour bonjour !

Vous aussi, vous avez grandi avec Harry Potter, vous avez rêvé et frémi avec le Seigneur des Anneaux, et avez admiré l’ordonnancement du monde de Narnia ? Alors n’hésitez pas une seconde et jetez-vous sur les Maîtres du Vent. Lire la suite

En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

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bourdeaut« Mon père m’avait dit qu’avant ma naissance, son métier c’était de chasser les mouches avec un harpon. Il m’avait montré le harpon et une mouche écrasée. – J’ai arrêté car c’était très difficile et très mal payé, m’avait-il affirmé en rangeant son ancien matériel de travail dans un coffret laqué. Maintenant j’ouvre des garages, il faut beaucoup travailler mais c’est très bien payé. »

Comment, mais comment vous parler de cette petite pépite littéraire, de ce merveilleux roman qui me hante encore plusieurs jours après l’avoir terminé ? Lire la suite

Ashford Park – Lauren Willig

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willig« Les gants d’Addie étaient tachés de sueur et de poussière rouge. Et s’il n’y avait que ses gants ! Baissant les yeux, elle grimaça en regardant sa robe, d’un beau gris perle à l’origine et à présent noircie par la fumée et maculée d’ocre. Même dans la faible lumière qui filtrait à travers l’épaisse moustiquaire recouvrant les fenêtres, il était évident que les dégâts étaient irréparables. La tenue de voyage qui lui avait paru si chic à Londres s’était révélée un bien mauvais choix pour le long trajet ferroviaire au départ de Mombasa.« 

Kenya, 1926. New York, 1999. Ashford, 1906.

Ashford, 1906. Kenya, 1926. New York, 1999.

Dans un perpétuel va-et-vient entre les lieux et les dates, Lauren Willig nous entraîne, à la suite d’Addie, au coeur d’une sombre tragédie familiale qui plonge ses racines dans le domaine familial d’Ashford Park pour étendre ses ramifications à Londres et au Kenya mais dont les fruits ne pourriront qu’à la fin du siècle, de l’autre côté de l’Atlantique. Lire la suite

Il fait beau à Paris aujourd’hui – Fred Uhlman

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Uhlman« Je ne sais pas grand chose des origines de ma famille. Elle vient de Freudenthal, un petit village proche de Stuttgart. Je crois qu’avant le XVIIIe siècle, les Juifs allemands ne portaient pas de nom de famille. Il n’y avait qu’environ cinq cents Juifs dans tout le Wurtemberg ; ils étaient exclus des grandes villes et dépendaient entièrement du bon vouloir du duc, qui pouvait les expulser à tout moment et ne les gardait qu’aussi longtemps qu’il en tirait quelque bénéfice. »

Je reviens aujourd’hui, chers amis lecteurs, avec une de mes lectures de l’été. Lire la suite

Souvenirs d’été

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Souvenez-vous des rires, des chants
Et des poursuites dans le jardin
Souvenez-vous des cris d’enfants
Qui résonnaient dès le matin.

Rappelez-vous ces jours d’été
Toujours trop courts, si vite passés
Ces brefs moments d’éternité
Que nous passions à discuter.

Souvenez-vous de ces journées,
Entre baignades et bricolages
Souvenez-vous des jeux de dés,
Cartes et pions, triche à tout âge !

Rappelez-vous ces jours d’été,
Pourtant si longs, et ces soirées
Ces brefs moments d’éternité
Autour d’un verre ou d’un café.

Souvenez-vous nos grands discours
Et nos disputes enflammées
Souvenez-vous, c’était toujours
De belles promesses d’amitié.

Vous rappelez-vous ces jours d’été,
Et ces vacances à l’Abbaye ?
Ces brefs moments d’éternité,
C’est notre enfance qui ressurgit.

Idylle avec chien qui se noie – Michael Köhlmeier

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Koehlmeier« Seuls trois de mes livres ont été relus par mon éditeur, le Dr Beer. Il a interrompu son travail sur le quatrième – il me l’annonçait dans une lettre manuscrite – pour « raisons de santé ». J’ai une meilleure explication. Il s’est senti honteux vis-à-vis de moi, à cause de ce qui s’est passé la dernière fois que nous avons travaillé ensemble, à cause de l’histoire du chien. Il est bien possible qu’il n’apprécie pas que je la raconte ici. Mais il n’a pas été seulement mon éditeur ; il a été mon professeur, et en tant que tel il a toujours affirmé qu’une oeuvre littéraire qui prenait des gants avec quoi que ce soit ou qui que ce soit n’avait aucune valeur. »

Je vais vous parler aujourd’hui, chères petites souris, d’un livre très court et très étrange que je viens tout juste de terminer. Il se pourrait d’ailleurs que je revienne compléter cet article par la suite, car je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir vraiment digéré le message que nous livre ici Michael Köhlmeier. L’histoire semble pourtant très simple, et somme toute assez inintéressante et c’est d’ailleurs là toute la difficulté de cet article : je souhaiterais vraiment vous donner envie de lire ce livre dont il est si difficile de parler !! Lire la suite